"Assigned Female At Birth", assignée femme (littéralement : femelle) à la naissance, désigne les personnes auxquelles on a attribué le sexe et genre féminins à la naissance sur base d'un examen rapide de leurs organes génitaux externes réalisé par un·e professionnel·le de santé. Ces personnes peuvent avoir un sexe (intersexe) ou un genre (transgenre) différent de celui qui leur a été attribué à la naissance.
"Assigned Male At Birth", assigné homme (littéralement : mâle) à la naissance, désigne les personnes auxquelles on a attribué le sexe et genre masculins à la naissance sur base d'un examen rapide de leurs organes génitaux externes réalisé par un·e professionnel·le de santé. Ces personnes peuvent avoir un sexe (intersexe) ou un genre (transgenre) différent de celui qui leur a été attribué à la naissance.
Identité de genre décrivant les personnes qui ne s'identifient pas à un genre spécifique ou ne s'identifient à aucun genre. Ces personnes se décrivent comme étant sans genre ou de genre neutre.
Personne qui ne se retrouve pas dans le continuum des identités aromantiques, c'est-à-dire une personnes qui ressent de l'attraction romantique pour une/d'autres personnes.
Personne qui ne se retrouve pas dans le continuum des identités asexuelles, c'est-à-dire une personne qui ressent de l'attraction sexuelle pour une/d'autres personnes. Synonyme: zedsexuel·le.
Norme qui considère qu'une relation romantique exclusive est un but universel qui est important à atteindre et épanouissant pour toustes. Cette norme implique que ce type de relation devrait prendre précédence sur tout autre type de relation (familiale, amicale, etc.).
Forme de relation, souvent polyamoureuse mais pas toujours, dans laquelle chaque relation est définie par les personnes impliquées dans la relation plutôt que de les catégoriser dans des normes définies par la société. Les anarchistes relationnels ne font pas de distinction formelle entre relations sexuelles, romantiques, intimes, ou platoniques et ne placent pas plus d'importance sur une forme de relation par rapport aux autres. Chaque relation est vue comme unique.
Expression genrée (manière de s'habiller, de se comporter, ...) qui est n'est pas clairement associée à un genre (ni l’un, ni l’autre / un peu des deux) et qui ne le définit pas non plus. Une personne androgyne n'est pas forcément non-binaire.
Orientation romantique d'une personne qui ne possède pas ou peu d'attirance romantique envers d'autres personnes, quel que soit leur genre. Il s'agit d'un continuum comportant de nombreuses nuances et variations. Il existe aussi d'autres types d'attirances que les personnes aromantiques peuvent ressentir comme l'attirance sexuelle, esthétique, émotionnelle, intellectuelle et sensuelle.
Orientation sexuelle d'une personne qui ne possède pas ou peu d’attirance sexuelle envers d'autres personnes, quel que soit leur genre. Il s'agit d'un continuum comportant de nombreuses nuances et variations. Il existe aussi d'autres types d'attirances que les personnes asexuelles peuvent ressentir comme l'attirance romantique, esthétique, émotionnelle, intellectuelle et sensuelle.
Processus par lequel un bébé se voit attribuer un genre masculin ou féminin en fonction de l'apparence de ses organes génitaux externes, généralement sur base d'une inspection rapide effectuée par un médecin ou une sage-femme peu de temps après sa naissance. Le genre d'une personne peut être différent de celui qui lui a été assigné à la naissance.
Les sentiments romantiques et amoureux qu'une personne éprouve envers une autre personne. Une personne biromantique peut être romantiquement attirée par des personnes de deux genres différents (ou plus). C'est différent de l'orientation sexuelle, qui se réfère à l'attirance sexuelle d'une personne.
Le désir physique, l'attirance érotique qu'une personne éprouve envers des personnes du même genre (homosexuel·le ou gay/lesbien·ne), d'un autre genre (hétérosexuel·le ou hétéro), de plusieurs genres (bisexuel·le ou pansexuel·le) ou d'aucun (asexuel·le). L'orientation sexuelle peut être différente de l'orientation romantique, l'une ne déterminant pas obligatoirement l'autre. L'orientation sexuelle d'une personne ne détermine pas son identité de genre, et vice versa.
Le désir d'interagir avec quelqu'un à un niveau intellectuel, comme lors d'une conversation. Cette attirance est basée sur la façon dont la personne pense et ce qu'elle pense.
Le désir d'interagir avec quelqu'un de manière physique et tactile mais non sexuelle, par exemple avec des câlins. L'attirance sensuelle se distingue donc de l'attirance sexuelle.
Le désir de connaître quelqu'un. C'est un désir qui émane de la personalité de la personne et non de son apparence physique. Ce type d'attirance est présent dans quasiment toutes les relations humaines, que ce soit des relations amicales, amoureuses ou sexuelles.
Idée selon laquelle chaque personne agit avec conviction en fonction de sa propre volonté, dans le but de déterminer sa ligne de conduite. Dans un contexte LGBTQIA+, l'autodétermination signifie que chaque personne est la plus à même de déterminer qui elle est, que ce soit au niveau de son identité de genre, de son orientation romantique, sexuelle, etc. Ce principe permet aux personnes concernées de reprendre le contrôle de leur identité et de leur expérience vécue et de "dépathologiser" leur identité/expérience. En effet, pendant longtemps, les orientations non-hétéronormées et les transidentités étaient considérées comme des "maladies" qu'il appartenait à des psychiatres de diagnostiquer et parfois de "guérir" (ces thérapies de conversion sont aujourd'hui interdites par la loi).
Idée selon laquelle il n’y aurait que deux genres distincts et “opposés”, alignés à deux sexes tout aussi distincts et opposés : le masculin et le féminin. Cette conception du genre ne laisse pas de place à d'autres identité de genre (dites "identités non-binaires") ou d'autres sexes (dits "intersexes").
Rejet, peur, haine, méfiance, dégoût, stigmatisation envers les personnes et les pratiques bisexuelles. La biphobie peut se manifester comme des préjugés négatifs, des agressions verbales ou physiques, ou par de la violence psychologique. La biphobie est encore souvent présente au sein de la communauté LGBTQIA+. Elle est consolidée de deux manières principales : par l'invisibilisation de la bisexualité (la croyance qu'on ne peut être qu'hétéro ou homosexuel·le), et par la représentation des personnes bisexuelles comme infidèles et libertines.
Expression de genre qui se calque sur les attentes culturelles de masculinité. Ce terme est souvent utilisé pour parler de lesbiennes ou de personnes queer qui ont une apparence, une expression genrée dite "masculine".
Caractéristiques anatomiques ou physiologues liées au sexe : les parties génitales et reproductrices (gonades), les hormones (œstrogène, progestérone, testostérone) et chromosomes liés au sexe (X et Y), ou les caractéristiques secondaires qui se développent (ou non) à la puberté telles que la pilosité, la répartition de la graisse, la mue de la voix, etc. Il existe toute une série de variations de ces caractéristiques qui ne correspondent pas forcément à la catégorisation binaire arbitraire mâle/femelle.
Norme sociale qui privilégie les personnes cisgenres au détriment des personnes trans. C'est un phénomène social qui contribue à l'invisibilisation des personnes trans et de leurs réalités, que ce soit fait de manière consciente ou non. La cisnormativité est en général associée à l’hétéronormativité.
La prise de conscience de sa propre identité LGBTQIA+, souvent précédée du questionnement de son appartenance à la norme cis-hétéro. C'est une étape qui peut être longue (plusieurs mois, années, parfois toute une vie), et qui précède généralement le coming-out.
Fait d'annoncer son orientation sexuelle et/ou son identité de genre à son entourage. Un coming-out se fait généralement en plusieurs temps (selon le nombre de groupes de personnes dans l'entourage) et continue tout au long de la vie : on continue de devoir annoncer son orientation sexuelle et/ou son identité de genre aux nouvelles personnes que l'on rencontre qui vont, généralement, supposer qu'on est cisgenre et/ou hétérosexuel·le.
Concept utilisé en sociologie pour qualifier un ensemble d’attitudes et de comportements qui minimisent et normalisent, voire encouragent, les violences sexuelles.
Se dit des personnes LGBTQIA+ qui n'ont pas (encore) fait leur coming out, ou pas entièrement. Il est possible de n'avoir parlé à personne de son orientation sexuelle ou identité de genre, mais aussi d'être out avec certaines personnes et pas avec d'autres. Par conséquent, une telle personne sera alors "dans le placard" par rapport à ces dernières.
Aussi appelé "morinom". A l'opposé du "prénom social" ou "prénom choisi", le deadname est le prénom qui a été assigné à une personne à la naissance et qui ne correspond plus à son identité de genre actuelle. Continuer sciemment à utiliser le deadname d'une personne qui a signifié son prénom choisi est considéré comme un acte transphobe.
Souvent défini comme un type d'identité non-binaire, demigenre est l'identité de genre d'une personne qui se reconnaît à la fois dans un genre binaire (homme/femme) et dans un genre neutre. Certaines personnes se définissent comme demiboy (demi-garçon) ou demigirl (demi-fille).
Orientation sexuelle/romantique dans laquelle une personne ne peut développer une attirance romantique et/ou sexuelle avec une/des autre(s) personne(s) que si elle ressent un lien émotionnel fort avec cette/ces personne(s). Cette orientation est considérée comme faisant partie du continuum des orientations asexuelles/aromantiques.
Art performatif où une personne accentue certains stéréotypes de genre dans son expression (vêtements, maquillage, attitude, ...), généralement dans le but de les subvertir. Cela se fait souvent à travers la création d'un personnage qui peut être dramatique, humoristique, insolent, ... Il existe des drags queens, des drags kings, des drags queer, des drags creatures, et bien d'autres.
Personne née avec des caractéristiques sexuées clairement associées à une catégorie de sexe binaire largement acceptée par la société : mâle ou femelle. Ce mot fait uniquement référence aux caractéristiques biologiques de la personne, et n'a rien à voir avec son identité de genre.
Terme utilisé dans le milieu médical afin de décrire la détresse ressentie par une personne transgenre face à l'inadéquation entre son genre assigné à la naissance et son identité de genre. La dysphorie peut être causée par les caractéristiques corporelles de la personne, qui ne correspondent pas toujours à ses attentes, et/ou par l’inconfort social que la personne ressent quand elle est traitée comme appartenant à un genre auquel elle ne s’identifie pas (on dit alors qu’elle est mégenrée).
Environnement qui se veut plus sécuritaire pour les personnes marginalisées, leur permettant d'évoluer, de s'exprimer et de se réunir sans crainte de discrimination et de réactions négatives. Les safe spaces s'inscrivent dans une démarche d'empouvoirement pour les personnes victimes d'oppression. Il s'agit souvent d'un contrat social où toutes les personnes présentes consentent à garantir un espace sécurisé pour chacun·e.
Philosophie qui considère que chaque chose possède une essence propre. L'essentialisme de genre suppose que les hommes et les femmes sont différents par essence, et que leur nature innée détermine leur physiologie, leur personnalité et attitude et leurs actions. L'essentialisme soutient également que l'orientation sexuelle et le genre sont innés dès la naissance et ne sont donc pas un choix, qui pourrait changer dans le temps.
Sentiment de bien-être/bonheur intense né du fait d'être respecté·e dans son genre ou d'avoir trouvé une manière d'exprimer son identité de genre comme on en a envie.
Façon d'exprimer et de communiquer son genre aux autres par son apparence, son comportement et d'autres caractéristiques. La société perçoit la manifestation extérieure de l'identité de genre de toute personne en appliquant (souvent inconsciemment) des normes genrées sur la façon dont iels s'habillent, leur coiffure, leurs manières et d'autres traits physiques et comportementaux. Souvent, l'expression genrée d’une personne correspond à son identité de genre, mais ce n'est pas toujours le cas.
Façon d'exprimer et de communiquer son genre aux autres par son apparence, son comportement et d'autres caractéristiques. La société perçoit la manifestation extérieure de l'identité de genre de toute personne en appliquant (souvent inconsciemment) des normes genrées sur la façon dont iels s'habillent, leur coiffure, leurs manières et d'autres traits physiques et comportementaux. Souvent, l'expression genrée d’une personne correspond à son identité de genre, mais ce n'est pas toujours le cas.
Acronyme composé de Femme, Intersexe, Non-binaire, Trans et Agenre. Cet acronyme représente des identités genrées ou sexuées souvent marginalisées dans notre société. C'est un terme utilisé pour visibiliser ces identités et ces publics, souvent dans un cadre de (non-)mixité choisie.
Terme pragmatique pour désigner les femmes ayant des relations sexuelles avec d'autres femmes. Ce terme se rapporte plus à une pratique qu'à une identité.
Expression genrée qui se calque sur les attentes culturelles de la féminité. Ce terme est souvent utilisé pour parler de lesbiennes qui ont une apparence, une expression genrée dite "féminine".
Individu ou organe animal ou végétal qui appartient au sexe porteur des cellules reproductrices les plus volumineuses. Chez les humains, il s'agit d'une des deux catégories de sexes largement acceptées par la société, que l'on associe généralement aux caractéristiques sexuées suivantes : les chromosomes XX, les hormones oestrogène et progesterone, les organes procréatifs vagin et utérus, les caractéristiques sexuées secondaires telles que le développement de la poitrine, etc.
Fait que le genre d'une personne peut varier au cours du temps, au niveau de l'identité et/ou de l'expression genrée. Certaines personnes revendiquent la fluidité de leur genre en tant qu'identité de genre : genderfluid.
Le rejet, parfois même au sein même de la communauté LGBTQIA+, de certaines personnes gays (souvent des hommes ou personnes AMAB) considérées comme extravagantes ou maniérées (donc jugées trop efféminées).
Ensemble de mouvements et d'idées politiques, sociales et culturelles ayant pour objectif de promouvoir l'égalité politique, économique, sociale, culturelle et juridique entre les femmes et les hommes. Il y a plusieurs mouvements féministes qui naissent de l'intersection avec les luttes de personnes marginalisées, par exemple les personnes racisées, les personnes trans, etc.
Hommes/personnes masculines qui aiment/sont attirés sexuellement et/ou romantiquement par d’autres hommes/personnes masculines. C'est une forme d'homosexualité/homoromantisme (personnes attirées sexuellement/romantiquement par des personnes du même genre). Gay est parfois utilisé comme terme coupole pour désigner toute la communauté LGBTQIA+, mais il ne s'agit pas d'une pratique inclusive.
Identité de genre d'une personne qui ne se conforme pas à l'idée de binarité du genre et autres cis- et hétéronormes. L'expérience genrée d'une personne genderqueer ne peut être rangée dans une "case" prévue par la société. Cette identité est souvent considérée comme faisant partie du continuum des identités non-binaires.
Concept qui renvoie à la dimension identitaire, historique, politique, sociale, culturelle et symbolique des identités sexuées. Il désigne les rôles, les comportements, les activités et les attributions socialement construits, qu’une société considère comme appropriés pour chaque catégorie genrée (dans nos sociétés occidentales, les femmes et les hommes).
Terme pragmatique pour désigner les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. Ce terme se rapporte plus à une pratique qu'à une identité.
Phénomène biologique qu'on retrouve en botanique et en zoologie, dans lequel un organisme vivant présente à la fois des organes mâles et femelles développés, soit simultanément soit alternativement. Ce terme était auparavant utilisé pour parler des personnes intersexuées et est maintenant considéré comme un terme péjoratif pour ces dernières.
Phénomène de normalisation au sein même de la communauté LGBTQIA+ qui établit de nouvelles normes en imitant le modèle hétérosexuel, valorisant les personnes qui se fondent dans ce système. Des hiérarchies et des attentes précises créent une dynamique de domination au sein même de la communauté.
Rejet, peur, haine, méfiance, dégoût, stigmatisation envers les personnes et les pratiques homosexuelles. L'homophobie peut se manifester comme des préjugés négatifs, des agressions verbales ou physiques, ou par de la violence psychologique.
Orientation dans laquelle une personne est attirée romantiquement et/ou sexuellement par des personnes du même genre (ou qui partagent la même expérience genrée) qu'elle.
Système de normes, de privilèges et d'oppression qui organise le pouvoir social autour de l'identité sexuelle et de l'identité de genre, dans lequel les personnes hétérosexuelles cisgenres se situent au-dessus de toutes les autres. Par conséquent, les personnes LGBTQIA+ sont dans une situation de désavantage systémique.
Système qui normalise et favorise l’hétérosexualité par rapport à toute autre forme de sexualité. Dans ce système, l'hétérosexualité est considérée comme la seule forme correcte ou "naturelle" de sexualité. Tout autre manière de faire société/groupe/couple est considérée comme déviante.
Synonymes : hétérocentrisme, hétérosexisme.
Orientation sexuelle et/ou romantique où les personnes sont attirées sexuellement et/ou romantiquement par des personnes considérées comme du genre "opposé" au leur.
Infections Sexuellement Transmissibles. Infections provoquées par des microbes qui peuvent être transmises au cours de relations sexuelles. Par exemple, le VIH, la syphilis, l'hépatite C, etc.
Perception qu’une personne a de son propre genre, ou du genre qu’elle estime le plus conforme à la façon dont elle se perçoit elle-même. L'identité de genre peut correspondre ou non à l'assignation à la naissance. C'est une expérience personnelle et subjective, qui peut être influencée par divers facteurs tels que la culture, l'éducation et les expériences.
Pronom alternatif aux pronoms binaires "il" et "elle". "Iel" permet aux personnes qui ne se retrouvent pas dans la binarité de genre masculin/féminin d'utiliser un pronom qui leur correspond. Il permet aussi, au pluriel, de parler d'un groupe de personnes qui contient plusieurs genres sans les effacer avec le pronom "ils". "Iel" est le néopronom le plus courant mais il en existe d'autres, comme "ille", "al", "ol", etc...
Une personne (généralement un homme cis et hétéro) qui se dit être célibataire involontairement et qui exprime du ressentiment et de l'hostilité envers les personnes sexuellement actives. Cette attitude se traduit généralement par une haine envers les femmes qui ne leur donnent pas ce qu'ils perçoivent comme leur étant dû, c'est-à-dire des relations sexuelles. Les incels ont une vision très traditionaliste des relations hommes-femmes.
Modèle des actions et attitudes qu'une personne doit adopter pour pouvoir valider son statut social en se conformant aux attentes particulières basées sur son genre.
Rejet, peur, haine, méfiance, dégoût, stigmatisation envers les personnes intersexuées. L'interphobie peut se manifester comme des préjugés négatifs, des agressions verbales ou physiques, ou par de la violence psychologique. L'interphobie est nourrie par la méconnaissance des intersexuations par le grand public et par leur pathologisation par le corps médical. L'interphobie est omniprésente et normalisée dans toutes les couches de la société.
Né dans le champs d’étude sociologique, l’intersectionnalité se réfère à l’analyse des intersections de différentes formes d’oppression et de leur renforcement mutuel. Elle s’oppose à l’uniformisation des expériences vécues dans un groupe à l’expérience du groupe dominant. Par exemple, l’intersectionnalité questionne l’universalisation de l’expérience des personnes blanches au sein de la communauté LGBTQIA+.
Personnes dont les caractéristiques sexuées ne correspondent pas exactement à la catégorisation arbitraire binaire mâle/femelle, que ce soit au niveau de l’appareil procréatif, des hormones, des chromosomes ou des caractéristiques sexuées secondaires (pilosité, répartition de la graisse, etc).
Terme générique utilisé pour décrire un large éventail de variations corporelles naturelles chez les personnes dont les caractéristiques sexuées ne correspondent pas exactement à la catégorisation arbitraire binaire mâle/femelle, que ce soit au niveau de l’appareil procréatif, des hormones, des chromosomes ou des caractéristiques sexuées secondaires (pilosité, répartition de la graisse, etc).
Acronyme aujourd'hui utilisé pour désigner les personnes issues de la diversité des orientations sexuelles, des identités de genre, des expressions genrées et des caractéristiques sexuées. L'acronyme est composé de Lesbienne, Gay, Bisexuel·le/Biromantique, Trans*, Queer, Inter* et Asexuel·le/Aromantique. Le + représente les personnes minorisées qui ne se retrouvent pas dans ces termes ou sont en questionnement. Actuellement, on préfère cet acronyme à LGBT ou LGBTQ car il est plus inclusif. D'autres acronymes existent (QUILTBAG, MOGAI, etc), mais sont moins connus et utilisés.
Femmes/personnes féminines qui aiment/sont attirées sexuellement et/ou romantiquement par d’autres femmes/personnes féminines. C'est une forme d'homosexualité/homoromantisme (personnes attirées sexuellement/romantiquement par des personnes du même genre).
Rejet, peur, haine, méfiance, dégoût, stigmatisation envers les personnes et les pratiques lesbiennes. La lesbophobie peut se manifester comme des préjugés négatifs, des agressions verbales ou physiques, ou par de la violence psychologique. La lesbophobie est souvent compliquée par les autres marginalisations subies par les femmes, notamment le sexisme et la misogynie.
Originellement, désigne un groupe de personnes inférieur en nombre. Mais cela peut également désigner un groupe de personnes marginalisé au sein d'une société, car iels ne rentrent pas dans les normes sociales dominantes. Par exemple, les femmes ne sont pas un groupe minoritaire en nombre, mais ont une expérience minoritaire de par leur marginalisation dans la société patriarcale.
Individu ou organe animal ou végétal qui est propre au sexe fécondant, porteur de cellules reproductrices plus nombreuses, plus petites et plus mobiles que celles du sexe femelle. Chez les humains, il s'agit d'une des deux catégories de sexes largement acceptées par la société, que l'on associe généralement aux caractéristiques sexuées suivantes : les chromosomes XY, l'hormone testostérone, les organes procréatifs pénis et testicules, les caractéristiques sexuées secondaires telles que la pilosité faciale, etc.
Ne pas respecter, par choix ou par ignorance, l'identité de genre d'une personne. Cela peut passer par l'utilisation de prénoms/noms, de pronoms, d'un vocabulaire, d'accords d'adjectifs ou de salutations erronés. Continuer sciemment à mégenrer une personne qui a signifié son identité de genre est considéré comme un acte transphobe.
Identité de genre qui ne se limite pas aux catégories binaires traditionnelles de "homme" ou "femme". Les personnes non-binaires peuvent se sentir à la fois masculines et féminines, ni masculines ni féminines, ou même quelque chose de complètement différent. Les expériences et les identités de genre des personnes non-binaires sont diverses et chaque personne a sa propre façon de se définir. Les personnes non-binaires peuvent exprimer leur genre de différentes manières, que ce soit par leur apparence, leur comportement ou leurs pronoms.
Rassemblement de groupes de personnes appartenant à un ou plusieurs groupes sociaux marginalisés, à l'exclusion d'autres groupes considérés comme potentiellement discriminants ou oppressifs. Le but d'un rassemblement en (non-)mixité choisie est de ne pas reproduire au sein du groupe les schémas d'oppression sociale que l'on retrouve dans la société.
Acte de révéler l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne sans son consentement. Cela peut être extrêmement préjudiciable et entraîner des discriminations, du harcèlement et des violences à l'encontre de la personne qui a été outée, sans que cette dernière soit préparée à y faire face.
Capacité d'une personne à être perçue comme faisant partie d'une certaine catégorie sociale. Dans le contexte du genre, cela réfère à la capacité de certaines personnes trans/de genre non-conforme à être percues comme cisgenre.
Modèle/organisation de la société fondée sur la détention de l'autorité par les hommes dans toutes les sphères de vie (privée, professionnelle, etc.). C'est un système social d'oppression des femmes par les hommes.
Fait de performer son genre dans un but de reconnaissance sociale, afin de se conformer au modèle « femme » ou « homme » construit par la société. Les caractéristiques de la performativité incluent la façon de parler, les comportements, les attitudes, les gestes, etc. C'est avec la répétition constante de ces comportements dès le plus jeune âge (jusqu'à ce qu'ils deviennent inconscients) qu'une personne sera considérée comme un garçon ou fille.
Présent dans la culture de certains peuples des premières nations en Amérique du Nord. Décrites comme possédant deux esprits capables de cohabiter dans un seul et même corps pour former un être au genre pluriel : à la fois homme et femme.
Fait d'adopter les symboles et discours de l'inclusion des personnes LGBTQIA+ à des fins de popularité et/ou de profit, sans appliquer les principes d'inclusion/d'acceptation prônées dans ces discours. Tenter de plaire aux publics LGBTQIA+ pour qu'iels deviennent un public consommateur d'un produit/d'une pratique/d'un discours sociétal ou politique. Un exemple typique est l'adoption d'un logo aux couleurs du drapeau des fiertés par une entreprise durant le mois des fiertés, alors que l'entreprise n'a pas de politique d'inclusion LGBTQIA+ en son sein.
Etat relatif et personnel pour chaque personne dans lequel elle se sent en équilibre, en acceptation de son état psychique, physique et psychologique. Ce terme est utilisé par et pour les personnes transgenres pour déterminer l'état mental, physique, comportemental et/ou vestimentaire dans lequel elles se sentent à l'aise par rapport à leur identité et expression de genre.
Orientation et éthique des relations dans laquelle les partenaires peuvent être en relation amoureuse/sexuelle avec plus d'une personne, avec le consentement éclairé de toutes les personnes concernées.
Je, tu, il/elle/iel, nous, vous, ils/elles/iels, etc. Nous parlons ici particulièrement des pronoms genrés, à savoir les pronoms de la 3ème personne. Tout le monde (et toute chose) a des pronoms. En français, le pronom neutre n'existe traditionnellement pas, donc toute chose est rangée dans une catégorie de pronoms binaires "il-s" et "elle-s", l'accord des adjectifs au masculin ou au féminin se faisant en fonction de cette catégorisation. Les personnes transgenres, a fortiori les personnes non-binaires, utilisent parfois le pronom neutre "iel" ou d'autres néo-pronoms tels "al", "ael", "ol", etc, afin de sortir de ces catégories binaires genrées.
Queer est un terme coupole : il englobe toutes les identités qui ne correspondent pas aux systèmes normatifs liés au genre, à la sexualité et aux caractéristiques sexuées. S'identifier comme queer signifie donc ne pas se conformer aux normes cisnormatives et hétéronormatives. Historiquement, le terme "queer" était péjoratif car il signife "étrange/bizarre" en anglais, mais la communauté LGBTQIA+ se l'est réapproprié et en a fait une source de fierté.
Concept en sociologie décrivant la réapproprtiation du sens d'un mot. Les personnes stigmatisées et discriminées par la société peuvent choisir de se réapproprier un mot/une expression utilisé·e pour les stigmatiser, afin d'en faire un symbole d'identification valorisant. Par exemple, la réappropriation du mot "queer" par la communauté LGBTQIA+.
Modèle des actions et attitudes qu'une personne doit adopter pour pouvoir valider son statut social en se conformant aux attentes particulières basées sur son genre.
Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise, causé par le virus VIH. Cette maladie s'attaque au système immunitaire qui, au bout d'un certain temps, devient tellement affaibli qu'il ne protège plus celles-ci contre d'autres maladies et infections diverses. Les personnes queer, consommateur·ice·s de drogues, travailleur·euse·s du sexe,… font/ont fait longtemps partie des population les plus touchées. Actuellement, les régions du monde les plus touchées par le SIDA sont l'Afrique subsaharienne et l'Asie de l'Est et du Sud-Est.
"Sex Worker Exclusionary Radical Feminists". Personnes se disant féministes qui s'opposent à la décriminalisation ou à la légalisation du travail sexuel même s'il est un choix conscient. Ces personnes estiment que le travail sexuel est intrinsèquement une forme d'exploitation et d'oppression pour les femmes.
Ensemble des caractéristiques physiques et physiologiques qui permettent de ranger les personnes dans les catégories binaires traditionnelles « mâle » ou « femelle ». Il s'agit des chromosomes et des hormones sexuelles, de l'appareil procréatif et des caractéristiques sexuées secondaires qui apparaissent (ou non) à la puberté. Certaines personnes présentent des variations naturelles de ces caractéristiques sexuées : les personnes intersexuées.
Croyances et pratiques discriminatoires nées de la société patriarcale visant à asseoir la domination des hommes sur les femmes. Le sexisme va souvent de pair avec une vision essentialiste et binaire du genre, où les différences perçues comme "naturelles" entre les hommes et les femmes justifient des rapports de force inégaux entre elleux.
Rejet, peur, haine, méfiance, dégoût, stigmatisation envers les personnes séropositives. La sérophobie se manifeste souvent par de la discrimination sociale et/ou médicale. Par exemple, le refus de certain·es professionnel·les de santé de traiter/toucher des patient·es séropositives.
"Trans-Exclusionary Radical Feminist". Personnes se disant féministes qui excluent les femmes trans de leurs luttes. Elles rejettent le fait que les femmes trans soient des femmes, l'inclusion des femmes trans dans les espaces en non-mixité et les législations en faveur des droits de personnes trans.
Pratiques se basant sur le postulat que l’homosexualité et la transidentité sont des maladies qu’il faut guérir. La thérapie de conversion vise donc à rendre une personne hétérosexuelle et/ou cisgenre. Ces pratiques provoquent des traumatismes physiques et psychologiques profonds chez les personnes qui en sont victimes et sont reconnues comme étant de la torture par l'ONU. Elles sont formellement interdites en Belgique depuis mai 2022.
Fait d'inclure et de visibiliser un nombre réduit de personnes d'une communauté marginalisée en les présentant comme représentant·es et porte-paroles de toute leur communauté, afin d'éviter des accusations de discrimination.
Souvent utilisé comme diminutif de "transgenre". Personne dont l'identité de genre diffère du genre qui lui a été assigné à la naissance. Il peut s'agir de personnes qui s'identifient comme hommes, femmes, non-binaires ou toute autre identité de genre.
Personne qui transitionne vers le spectre genré féminin. Son identité de genre (et parfois son expression genrée) est partiellement ou entièrement féminine. Une personne transféminine peut être une femme trans ou une personne non-binaire, agenre, genderqueer, de genre fluide, etc.
Personne dont l'identité de genre diffère du genre qui lui a été assigné à la naissance. Il peut s'agir de personnes qui s'identifient comme hommes, femmes, non-binaires ou toute autre identité de genre.
Identité de genre d'une personne qui ne se reconnait pas dans le genre qui lui a été assigné à la naissance. Il peut s'agir de personnes qui s'identifient comme hommes, femmes, non binaires ou toute autre identité de genre.
Ensemble des processus qui contribuent à modifier l'expression genrée d'une personne, afin de la faire correspondre à son identité de genre. Une transition peut impliquer des changements sociaux (changement de prénom, de pronoms, de style vestimentaire,...), administratifs (changement de mention du sexe à l'état civil) et/ou médicaux (hormonothérapie, chirurgie, ...). Il n'y a pas une "bonne" manière de transitionner : les personnes souhaitant transitionner peuvent appliquer certaines, toutes ou aucunes de ces étapes.
Processus de transition vers une expression genrée différente en utilisant une aide médicale. Par exemple, un traitement hormonal qui permet le développement de caractéristiques sexuées secondaires différentes, ou encore une intervention chirurgicale (ex : mammoplastie).
Personne qui transitionne vers le spectre genré masculin. Son identité de genre (et parfois son expression genrée) est partiellement ou entièrement masculine. Une personne transmasculine peut être un homme trans ou une personne non-binaire, agenre, genderqueer, de genre fluide, etc.
Idée exclusionniste concernant les personnes transgenres, soutenant que les personnes transgenres doivent nécessairement éprouver un sentiment de dysphorie de genre et passer par une transition médicale pour être réellement trans.
Normalisation de certaines transidentités, à condition que celles-ci rentrent dans des cadres spécifiques dérivés de la cisnormativité. Généralement, on y accepte les femmes et hommes transgenres et non les personnes non-binaires, par exemple.
Rejet, peur, haine, méfiance, dégoût, stigmatisation envers toutes les personnes trans ou cis qui expriment un genre perçu comme non-conforme. La transphobie peut se manifester comme des préjugés négatifs, des agressions verbales ou physiques, ou par de la violence psychologique.
Virus de l'Immunodéficience Humaine, c'est une une infection qui peut se transmettre lors de relations sexuelles, qui s'attaque aux cellules du système immunitaire. Le stade le plus avancé du VIH est le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise).