
LGBTQIA+ est un acronyme utilisé pour désigner les personnes issues de la diversité des identités de genre, des orientations sexuelles et/ou romantiques et des caractéristiques sexuées. Il désigne donc les personnes et les identités qui se situent en dehors des systèmes de normes dominants qui régissent le genre, le sexe, la sexualité et les relations romantiques.
Ces systèmes de normes sont l’hétéronormativité et la cisnormativité. L’hétéronormativité privilégie l’hétérosexualité et la considère comme la forme “naturelle” de sexualité, toutes les autres sexualités étant vues comme déviantes. La cisnormativité privilégie les personnes cisgenres (c’est-à-dire dont le genre est en accord avec celui qui leur a été attribué à la naissance) et invisibilise les personnes transgenres.
Ces deux systèmes sont omniprésents dans notre société et supposent que le sexe biologique, l’identité et l’expression de genre, les attirances romantiques et sexuelles sont toujours binaires et alignés. Par exemple, la cis-hétéronormativité suppose qu’une personne née avec un pénis est un homme qui se comporte de manière virile et est attiré uniquement par les femmes.
Les termes repris dans l’acronyme LGBTQIA+ sont les témoins de notre époque et de notre société. À d’autres époques ou dans d’autres sociétés, d’autres mots ont été ou sont utilisés, et il est probable que nos termes évoluent également avec le temps. De nouveaux termes font leur apparition régulièrement pour définir plus précisément des concepts qui n’avaient jusqu’alors pas de définition. Pouvoir mettre des mots sur des expériences et mieux définir son identité permet à chacun·e de mieux se connaître et s’accepter, ainsi que de sortir de l’invisibilité perpétrée par la cis-hétéronormativité.
Aujourd’hui, on préfère l’acronyme LGBTQIA+ à LGBT car il est plus inclusif. D’autre termes existent, comme MOGAI, SOGIESC ou QUILTBAG, mais ils sont assez peu utilisés en Belgique francophone.
Lorsqu’un enfant nait, le personnel médical détermine le genre de l’enfant suite à un examen rapide de ses organes génitaux externes. Lorsque le genre assigné à la naissance est en accord avec la perception que la personne a de sa propre identité, il s’agit d’une personne cisgenre.
A l’origine, il s’agit d’un terme anglais signifiant « bizarre, étrange », qui a longtemps été utilisé comme une insulte envers les personnes LGBTQIA+. Ces dernières se sont réappropriées le terme comme une fierté. Toutes les personnes LGBTQIA+ n’utilisent pas ce terme et c’est tout à fait légitime.
Le sexe biologique n’est pas uniquement déterminé par les organes procréatifs externes mais aussi par les organes procréatifs internes, les chromosomes, les hormones et les caractéristiques sexuées secondaires (pilosité, voix, répartition de la graisse, etc.). Il existe un large éventail de variations naturelles de ces caractéristiques, qui sont rassemblées sous le terme “intersexuation”.
Une personne asexuelle n’est pas toujours forcément aromantique, et vice versa.
L’identité de genre d’une personne, son expression de genre, son orientation sexuelle ou romantique peuvent évoluer au fil du temps et il est également tout à fait légitime de choisir de ne pas s’attribuer une ou plusieurs étiquettes. Chaque personne est la plus à même de déterminer qui elle est et choisit de s’identifier comme elle le souhaite : c’est le principe d’autodétermination qui prévaut lorsqu’on parle d’identités et d’étiquettes. Personne d’autre que toi ne peut te dire qui tu es et qui tu n’es pas.
Si tu veux aller plus loin pour comprendre qui sont les personnes LGBTQIA+ et quels sont les obstacles qu’elles rencontrent, consulte le kit de déconstruction pour répondre aux idées reçues sur les personnes LGBTQIA+ conçu par Crible.