La violence, c’est tout comportement qui amène une personne à ne pas se sentir en sécurité. Elle peut être physique, psychologique, verbale, morale, sexuelle... Menacer d’utiliser la violence est déjà de la violence.
La violence à l’école désigne tout acte ou comportement faisant souffrir un·e élève ou étudiant·e dans le cadre de sa scolarité. Elle peut se manifester dans l’établissement d’enseignement ou à proximité de celui-ci.
La violence scolaire peut inclure la violence en ligne (outing en ligne, propagation de rumeurs, diffusion de photos/vidéos non-consenties sur les réseaux sociaux, etc.) quand elle est liée à la scolarité.
La violence scolaire peut être commise par un·e autre élève ou étudiant·e, un·e enseignant·e ou tout·e autre membre de la communauté éducative (directeur·rices, éducateur·rices, encadrant·es, personnel administratif) ou encore un·e encadrant·e extérieur·e dans le cadre d’un stage ou d’une formation.
Elle peut être directe (coups, insultes, agressivité) et menacer directement la sécurité des personnes, mais elle peut également être indirecte (exclusion sociale, stigmatisation, cyberharcèlement) et donc échapper à l’attention du corps éducatif. Il peut s’agir de micro-violences répétées qui aboutissent à des tensions quotidiennes et instaurent progressivement un climat nuisible pour la victime.
Il n’est pas nécessaire d’avoir des séquelles physiques et matérielles pour être victime de violence.
Selon une enquête de Çavaria menée en 2022 auprès de 783 élèves du secondaire, 60,4% des élèves LGBTQIA+ se sentent en insécurité dans leur école. 59% évitent régulièrement certain·es lieux ou activités (cour de récréation, vestiaires, cours de gym), et plus d'un quart sont régulièrement absent·es. Un tiers d'entre elleux ont changé d'école au moins une fois suite à des expériences de violence.
Le harcèlement scolaire est un ensemble d’actes nocifs répétés (humiliations, intimidations, insultes, etc.) dirigé contre une personne ou un groupe. Il porte atteinte à la dignité et au bien-être des personnes en créant un environnement intimidant, hostile ou dégradant.
Selon Infor-Jeunes Bruxelles, on fait la différence entre des conflits occasionnels et du harcèlement scolaire grâce à 3 aspects :
Le harcèlement scolaire peut prendre de nombreuses formes en même temps :
Le harcèlement scolaire ne se cantonne pas à un seul comportement nocif, c’est un phénomène global. Dans les sections suivantes, nous définissons plusieurs formes de violence qui, si elles réunissent les 3 critères mentionnés au-dessus, doivent être comprises comme du harcèlement.
Pour parler de discrimination, il faut réunir 3 conditions :
En résumé, c’est toute situation où une personne n’a pas les mêmes droits, chances ou respect que les autres en raison de qui elle est, sans raison valable. La différence de traitement a de réelles conséquences pour la personne discriminée.
Par exemple, quand un·e membre du corps enseignant décourage une fille de prendre certaines options comme les sciences ou le sport, ou quand on refuse l’accès à un garçon à une activité jugée “féminine” comme la danse.

Quand une règle ou une pratique apparemment neutre peut entraîner un désavantage particulier pour une autre personne.
Par exemple, diviser les cours de gym en groupes« filles » et « garçons » peut entraîner des difficultés pour les élèves transgenres ou non-binaires.

Encourager publiquement à discriminer ou à commettre des actes de haine et de violence envers une personne ou un groupe. L’incitation faite par une personne en position d’autorité est punie plus lourdement par la loi.
Par exemple, un·e professeur·e tient des propos transphobes devant la classe et ne punit pas les élèves qui se moquent ouvertement d’un·e autre élève pour cette raison.

Les aménagements raisonnables pour une personne avec un ou plusieurs handicaps sont des solutions individuelles adaptées aux besoins spécifiques de la personne, pour lui permettre de participer et progresser dans le milieu scolaire au même titre que les autres. Ils doivent être mis en place sauf si les aménagements demandés imposent une charge trop importante pour l’établissement.
Par exemple, refuser d’installer une rampe d’accès pour les usager·ères en fauteuil roulant. Ou encore, refuser d’aménager les horaires d’un·e étudiant·e dont le handicap cause des problèmes de fatigue chronique.
La violence physique concerne tous les comportements qui menacent directement la sécurité physique et matérielle des personnes : coups reçus dans la cour ou en classe, bousculades dans les couloirs, agressions au cours de gym, racket devant l’école, dégradation de matériel scolaire, du téléphone, etc.
La violence physique est punissable par la loi. Elle est punie plus lourdement lorsqu’elle est motivée par la haine ou le mépris envers une personne ou un groupe en raison de certaines caractéristiques comme l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre, la couleur de peau ou le handicap. On parle de délit de haine.
La violence verbale comprend tous les discours et attitudes discriminatoires qui méprisent ou dévalorisent une personne ou un groupe et visent à les maintenir dans une position inférieure. A l'école, elle est souvent de nature sexiste ou LGBTQIA+phobe.
Tous les propos transgressifs ou insultants envers une personne ou un groupe basés sur un critère protégé par la loi sont considérés comme plus graves et punis plus lourdement : ce sont les discours de haine.
Par exemple, les insultes ou moqueries fréquemment utilisées entre élèves renforcent des clichés sexistes ou véhiculent des propos homophobes ou transphobes.
La violence verbale peut être :
La violence verbale est tellement courante qu’on en vient à la normaliser. L’absence de réaction, de la part d’autres élèves ou du corps éducatif, consolide sa banalisation. Cela fait croire aux auteur·rices de violence que celle-ci est acceptable. 79,7% du corps enseignant ne réagit pas quand des propos LGBTQIA+phobes sont exprimés en classe, selon l'enquête de 2022 de çavaria.
La violence psychologique englobe tous les comportements qui cherchent à exercer une domination sur la victime en portant atteinte à son bien-être et à sa dignité, sans recourir à la violence physique : intimidation, mégenrage, exclusion sociale (refuser de s’asseoir à côté de quelqu’un·e ou de lui adresser la parole), pression pour se conformer aux normes de genre, etc.
C’est une violence invisible, qui échappe à l’attention du corps enseignant. Elle a pourtant des conséquences bien réelles et durables pour les victimes.

Les rumeurs sont une violence diffuse qui nuit à la dignité de la personne. Dans le cas de la violence de genre, les rumeurs sont souvent causées par une curiosité mal placée et liées à l’intimité de la personne.
Les victimes des rumeurs ressentent l’obligation de se justifier constamment ou de se conformer à la norme hétéro-cisgenre. Le poids de la rumeur peut sembler insurmontable car il est impossible de contrôler sa propagation. Cela entraîne une grande insécurité émotionnelle qui peut mener à une modification du comportement, une vigilance constante ou une invisibilisation de son identité pour se protéger.

L’outing ou outer quelqu’un·e est le fait de révéler l’identité LGBTQIA+ d’une personne sans son consentement. C’est une violation de la vie privée. Dans le cadre scolaire, c’est un acte qui expose et fragilise une personne dans son intimité et sa sécurité.
L’outing est l’inverse d’un coming-out, le moment où une personne décide elle-même de se révéler. La personne choisit alors le moment, le lieu et à qui elle en parle.
On peut outer quelqu’un·e par maladresse ou volontairement. Lancer une rumeur, poser des questions intrusives de façon répétée, tenter d’obtenir une réponse à tout prix au point de forcer une personne à se dévoiler, c’est aussi de l’outing.
L’outing peut également provenir du personnel éducatif. Dans le cas où un·e élève entame une transition, le décalage entre la situation administrative et les prénoms/pronoms utilisés socialement peut aboutir à un outing, par exemple si la liste de présences n’est pas mise à jour avec le prénom social de l’élève.
Les violences sexuelles comprennent tout acte sexuel non consenti, donc imposé à la victime : propos sexualisés ou humiliants, commentaires sur le corps, les organes sexuels ou les pratiques supposées, etc.
Selon l'Institut pour l'Égalité des Femmes et des Hommes, le sexisme englobe tous les actes qui découlent de la conviction qu'il y a une différence entre les femmes et les hommes, les femmes subissant les conséquences négatives de cette distinction.
Le harcèlement sexuel porte atteinte à la dignité d'une personne et crée une atmosphère intimidante, hostile, dégradante ou humiliante. Il peut se manifester sous différentes formes : des regards insistants ou dérangeants, des remarques ou insinuations à connotation sexuelle, de l’exhibitionnisme dans la vie réelle ou en ligne, des propositions malaisantes, une main aux fesses, des insultes sexistes, etc.
Cette violence peut résulter du fonctionnement-même de l’institution : refus d’utiliser le prénom/les pronoms choisis d'un·e élève, absence de réaction face à des propos LGBTQIA+phobes, sanctions injustes ou inégales, règlements scolaires discriminants (tenue, vestiaires, différenciation genrée dans les activités ou les options de cours, etc.).
La cyberviolence englobe toutes les formes de violence auxquelles on peut être exposé·e à travers les technologies numériques : harcèlement via les réseaux sociaux, violation de la vie privée, diffusion d’images humiliantes, messages insultants ou menaçants, création de groupes ou comptes ciblant une personne, etc.
Clique ici pour faire face à la cyberviolence.
Les violences LGBTQIA+phobes ont des conséquences profondes sur la santé mentale et physique des victimes.
Il est important d’être attentif·ve aux changements soudains de comportement des élèves ou étudiant·es. Des signes peuvent être repérés tels que :
Les règles applicables à l’école sont différentes en fonction du type d’enseignement : fondamental (maternel et primaire), secondaire et supérieur (université et haute école). Ces règles vont des lois fédérales et décrets jusqu’aux règlements propres à chaque école.
Les règlements d’école sont plus concrets et proches de la réalité de terrain, mais ils doivent toujours respecter les lois et décrets qui les régissent.
Un de fondements législatifs de la lutte contre les violences scolaires sont les lois antidiscrimination :
Grâce à ces lois, il est possible de punir plus sévèrement les violences motivées par la haine, comme dans le cas des discours et délits de haine. Les critères protégés ne doivent pas forcément être réellement présents chez la victime : il suffit que l’auteur·rice suppose que la victime possède un ou plusieurs de ces critères.
Ces lois condamnent également l'incitation à la haine. Cela consiste à inciter à la discrimination, à la ségrégation, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe.
Le décret du 12 décembre 2008 relatif à la lutte contre certaines formes de discrimination reprend le contenu de ces lois fédérales et les transpose dans le cadre de l’enseignement pour tous types d’enseignement confondus. Ce décret interdit toute discrimination fondée sur un de ces critères protégés au sein de l'école.
Le code de l’enseignement fixe un cadre cohérent et homogène pour tous les établissements d’enseignements fondamental et secondaire en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il définit l’organisation de l’enseignement, régit le fonctionnement des écoles, établit les droits et obligations des élèves, des parents et des enseignant·es, etc.
Le code stipule que "le ou la directeur·ice et l’équipe éducative développent un climat scolaire favorisant le bien-être des élèves, le vivre ensemble et la sérénité propice à l'apprentissage. Iels cherchent à améliorer la situation des élèves, tant sur le plan de leur devenir scolaire que sur le plan de leur épanouissement personnel." L’école a donc une obligation particulière de protection des élèves, de prévention et d’intervention en cas de violence.

Les décrets viennent compléter, modifier ou apporter des précisions sur le contenu du Code de l’enseignement.

Le règlement d’ordre intérieur est le code de conduite qui s’applique dans une école. Sur base du code de l’enseignement fondamental et secondaire et des décrets et circulaires qui en découlent, chaque école fixe dans son ROI les règles de vie en commun et le cadre disciplinaire lié à la violence (les sanctions disciplinaires, les procédures de recours et les faits graves).
Les sanctions peuvent comprendre :
Les faits graves qui peuvent entraîner l’exclusion définitive sont définis dans la circulaire n° 2327 :
Les étudiant·es qui fréquentent l’enseignement supérieur (haute école et université) sont juridiquement autonomes. L’établissement n’exerce pas d’autorité éducative mais doit quand-même garantir un environnement d’étude sûr et l’organisation de la prévention des discriminations et violences.
Cela est effectué à travers les normes de différents niveaux juridiques, allant des lois fédérales et du code pénal au règlement de chaque établissement.
La circulaire 9037 précise que les établissements d’enseignements supérieurs en Fédération Wallonie-Bruxelles ont une mission d’information, de sensibilisation et de prévention face au harcèlement, à la discrimination et aux violences sexuelles. Les établissements d’enseignement doivent :
Le décret du 25/05/23 rend obligatoire la désignation d’une “personne contact genre” pour chaque établissement d’enseignement supérieur. Sa mission est de contribuer au développement d’une politique de genre au sein de l’établissement. Son rôle est :
Le harcèlement est défini aux articles articles 237, 238 et 239 du code pénal.
La loi prévoit que les peines prévues en cas de harcèlement peuvent être doublées si l’intention de l’auteur·rice est la haine, le mépris ou l’hostilité envers une personne en raison d’un critère protégé. Également, le harcèlement est aggravé si :
Le décret du 12 décembre 2008 reprend les notions harcèlement et harcèlement sexuel et les définit :
Plus d’informations sur le cyberharcèlement
Dans le cadre des stages, quand un·e étudiant·e est assimilé·e à un·e travailleur·euse, la législation sur le bien-être au travail peut s’appliquer. La loi du 4 aout 1996 définit et sanctionne le harcèlement discriminatoire et sexuel dans le cadre d’une relation de travail, qu’il s’agisse d’une personne liée par un contrat d’apprentissage, d’un·e stagiaire, d’un·e élève ou étudiant·e qui suit des études pour lesquelles le programme d'étude prévoit une forme de travail qui est effectué dans l'établissement d 'enseignement.
Plus d’informations sur la violence au travail

Selon les articles 240 à 246 du code pénal :

RESPONSABILITÉ DES ÉLÈVES MAJEUR·ES ET MINEUR·ES
Seul·es les élèves majeur·es commettant une infraction peuvent être impacté·es par les sanctions prévues dans la loi pénale.
Un·e mineur·e qui enfreint la loi pénale commet ce que l’on appelle un “fait qualifié d’infraction”. C’est le Tribunal de la jeunesse qui est compétent : il préfèrera des mesures dites “réparatrices” (réprimande, travaux d’intérêt général, projet proposé par le·a jeune, etc.) plutôt qu’une peine.
Les articles 6.9 et 6.10 du code civil différencient la responsabilité du/de la mineur·e en fonction de son âge :
L’article 6.12 du code civil définit la responsabilité des parents/tuteur·rices :
Révéler l'orientation sexuelle ou l'identité de genre de quelqu’un·e sans son consentement enfreint différentes règlementations :

Seul l’enseignement supérieur établit des mesures de respect de la vie privée : “les personnels de l’enseignement supérieur ne peuvent révéler des faits dont ils sont dépositaires en raison de leurs fonctions et qui présentent un caractère secret.”
L’établissement a donc le devoir de respecter et protéger la vie privée de l’étudiant·e. Les étudiant·es n’ont pas l’obligation de dévoiler leur vie privée au personnel enseignant.
Dans le cas d’un changement de prénom/marqueur de genre administratif, seul le personnel administratif peut être sollicité et est tenu de ne pas divulguer ces informations. Dans le Guide pour l’inclusion des personnes trans dans l’enseignement supérieur, l’ARES recommande aux établissements de reconnaître le prénom d’usage et le genre de l’étudiant·e dans les documents administratifs internes, sans exiger la preuve de ces changements à l’état civil, afin de réduire les obstacles à l’intégration des étudiant·es trans.

Les changements administratifs sont autorisés, avec l’accord des parents/tuteur·rices :
Si ces changements administratifs ont été faits, l’école est tenue de modifier tous les documents qui concernent l’élève (bulletins, diplômes, etc.).
Si ces changements n’ont pas encore eu lieu, l’utilisation du prénom social ou du genre auquel l’élève s’identifie dépend du bon vouloir de l’école.
Selon Infor-Jeunes Ath, “chaque école voire chaque membre du personnel éducatif, peut décider si l’identité de genre et les attirances relèvent ou non de la vie privée. Beaucoup d’écoles n’ont pas encore créé de cadre dédié à ces situations. En laissant la libre interprétation des concepts aux mains de celleux qui fixent le cadre à l’école, certain·e·s jeunes deviennent otages d’un cadre qui, dans certains cas, ne les protège pas des violences”. Cependant, les décisions de l’école seront toujours soumises aux lois, décrets et circulaires en matière de prévention des discriminations et violence. Un·e élève victime de discrimination a donc la possibilité de porter plainte.
Si tu te trouves dans une situation de danger immédiat :
Face à la violence, on a tendance à se replier sur soi-même, mais c’est important d’être entouré·e et conseillé·e. Tu te sens peut-être impuissant·e et sans recours, mais rappelle-toi que ton agresseur·euse n’est pas plus fort·e que les personnes qui t’entourent et en qui tu as confiance.
Tu peux commencer par parler de ce qui t’arrive à une ou plusieurs personnes de confiance :
Trouve quelques conseils sur comment parler de la violence subie.

Tu peux trouver de l’aide :

Tu peux aussi consulter la section Obtenir du soutien pour sortir de l’isolement.
Rassemble un maximum d’informations concernant ce qu’il s’est passé. Plus les informations sont exactes mieux c’est. Le plus rapidement possible après les faits, prends note des informations suivantes :
Se rappeler la violence qu’on a vécue est difficile et les émotions qui te traversent sont légitimes, mais c’est nécessaire si tu souhaites agir contre l’auteur·rice de violence.
Tente également de rassembler des preuves des conséquences psychologiques, sociales ou médicales des faits. Par exemple, comment la situation impacte tes relations avec les autres élèves, tes résultats scolaires, ta capacité de venir à l’école ou à fréquenter certains espaces...
Cela vaut la peine de conserver ces preuves : dresser la liste de tous les actes de violence ordinaire qui, pris isolément, pourraient être perçus comme “anodins”, permet d’avoir une vue d’ensemble sur la situation et de prouver qu’il s’agit de harcèlement.
Dans le règlement d’ordre intérieur de chaque école doit se trouver une procédure de signalement et de prise en charge de la violence. Si tu ne trouves pas cette procédure, renseigne-toi auprès d’un·e éducateur·rice ou d’un·e professeur·e de confiance pour connaître la marche à suivre.

Tu peux aussi contacter directement la direction de ton école ou le pouvoir organisateur dont elle dépend pour demander de mettre fin à la violence subie.
Les contacts des écoles en Fédération Wallonie-Bruxelles se trouvent dans cet annuaire.
Dans le courrier que tu envoies :

Si les démarches précédentes n’ont pas résolu la situation, que tu sois un·e élève ou un·e parent·e, tu peux demander l’intervention du Service intégré d’assistance aux écoles et entamer un processus de médiation scolaire.
Les médiateur·ices interviennent dans la gestion de situations de crise, de conflits et de violences en milieu scolaire quand le dialogue est rompu entre l’élève et l’école. Iels interviennent rapidement et gratuitement.
Remplis ce formulaire pour demander une intervention.

AMÉNAGEMENTS RAISONNABLES
Lorsqu’une demande d’aménagement raisonnable pour un·e élève avec des besoins spécifiques n’a pas débouché sur un résultat satisfaisant, les parents de l’élève mineur·e ou l’élève majeur·e peuvent introduire une demande de conciliation.
Pour pouvoir faire la demande, il faut se munir :
Si la conciliation échoue, un recours peut être demandé par mail à la Direction générale de l’enseignement obligatoire.
Chaque établissement d’enseignement supérieur à un point de contact interne, dont la mission est d’informer et d’orienter les victimes et auteur·rices de violences de la législation et des services d’aides existant. Les coordonnées du point de contact doivent se trouver sur le site web de l’établissement et les supports de communication internes (brochures, affiches, etc.).
Certains établissements ont également des services d’écoute ou de médiation internes, qui offre des informations sur les procédures spécifiques et un accompagnement personnalisé et confidentiel aux victimes.

Tous les établissements d’enseignement supérieur sont dotés d’une personne contact genre, dont le rôle est de te renseigner les démarches à suivre, le service le plus adéquat auquel s’adresser pour les questions liées au genre.
Des services d’aide et de soutien internes à chaque établissement (service social des étudiant·es, service des affaires étudiantes, etc.) existent également et peuvent éventuellement te venir en aide.

Chaque pôle académique dispose d’une cellule d’écoute et d’accompagnement destinée aux étudiant·es des établissements supérieurs qui le composent. Ces cellules gèrent les situations de harcèlement, de violences sexistes et sexuelles ou de discrimination liées au contexte scolaire.
Si tu ne souhaites pas déposer une plainte à la police, tu peux introduire un signalement aux organismes ci-dessous. Un signalement ne remplace pas une procédure judiciaire.
Ces organismes peuvent t’offrir une écoute, du soutien et des conseils sur les démarches que tu peux entreprendre, de façon gratuite et confidentielle. Dans certains cas, ils peuvent agir en tant que médiateur entre toi et la partie adverse. Parfois, si les faits de discrimination sont très graves et des preuves sont collectées, une action en justice peut être menée.
Les signalements permettent aux organisations de rassembler des données importantes sur la situation belge et de formuler des recommandations pour renforcer les politiques antidiscrimination. En rendant les cas de violences LGBTQIA+phobes visibles, tu fais la différence.

C’est le défenseur des droits des enfants et des jeunes en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il a une mission d’écoute et d’aide envers toute personne souhaitant déposer une plainte, une demande de médiation ou ayant besoin d’une information en lien avec une atteinte portée aux droits des enfants.
Que tu sois un·e jeune, un·e adulte, un·e professionnel·le en lien avec le secteur de l’enseignement ou de la jeunesse, tu peux prendre contact si tu estimes que les droits d’un·e jeune n’ont pas été respectés par téléphone au 02 223 36 99, par mail sur dgde@cfwb.be ou via les réseaux sociaux.

Pour toute discrimination, discours de haine ou délit de haine concernant le sexe, le genre, la transition de genre, l’identité ou l’expression de genre, ainsi que les caractéristiques sexuées, contacte l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes (IEFH). Tu peux faire un signalement anonyme ou en ton nom, ce qui facilite le suivi de ton dossier. Ton identité ne sera pas révélée à la personne ou à l'organisation concernée sans ton accord.
Si tu n'arrives pas à remplir le formulaire, appelle le 0800 12 800 les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h à 12h, et le mercredi de 13h à 16h.

Pour toute discrimination, discours de haine ou délit de haine concernant l’orientation sexuelle ou romantique, mais aussi de nombreux autres critères protégés, contacte Unia.
Si tu n'arrives pas à remplir le formulaire, appelle le 0800 12 800 du lundi au vendredi entre 9h30 et 13h.

BRUXELLES : LET'S REPORT LGBTQIA+PHOBIA
Le projet Let’s Report LGBTQIA+phobia de la Rainbow House Brussels rassemble les signalements des victimes d'actes LGBTQIA+phobes à Bruxelles pour faire remonter ces chiffres aux autorités publiques. Les signalements concernent tout acte LGBTQIA+phobe (agression verbale ou physique, harcèlement), qui a eu lieu sur le territoire bruxellois.
Le signalement est anonyme, confidentiel et sécurisé, et peut être fait en parallèle d’un signalement auprès d’Unia ou de l’IEFH.
Envoie un mail à fiche@rainbowhouse.be ou envoie un SMS, message Whatsapp ou laisse un message vocal au 0492 40 84 84. On te recontactera dans les trois jours pour convenir d’un rendez-vous.
Tu as été victime d’un acte LGBTQIA+phobe sur le territoire wallon ? Signale-le à Unia ou l’IEFH, ou contacte une Maison Arc-en-Ciel pour qu’elle t’accompagne dans tes démarches.
Si toutes les étapes ci-dessus ont échoué et que les faits sont graves, tu peux porter plainte à la police pour que l’auteur·rice de violence soit poursuivi·e en justice.
Attention :

Rends-toi directement au poste de police de ton choix, ou prends rendez-vous.
Tu peux être accompagné·e au moment du dépôt de plainte, par un·e proche, une personne de confiance ou un·e professionnel·le formé·e, par exemple les travailleur·euses des Maisons Arc-en-Ciel. Des services d’assistance aux victimes peuvent aussi t’accompagner :
Ces services, rattachés à la police, peuvent intervenir avant ou après le dépôt de plainte. Ils apportent un premier soutien rapide : écoute et espace de parole sécurisé, informations sur les démarches qui suivent et les services d'aide.
Ces services sont indépendants de la police et de la justice, gratuits et confidentiels. Ils proposent un suivi personnalisé aux victimes et à leurs proches : aide psychologique et/ou sociale, orientation et soutien dans les démarches (police, institutions judiciaires, assurances, médecin, etc). Tu peux y faire appel à tout moment, que tu aies déposé plainte ou non.

Si tu ne peux pas te déplacer ou que tu préfères ne pas te rendre au poste de police, tu peux déclarer les actes LGBTQIA+phobes au guichet en ligne de la police, sous 2 conditions :
La police te recontactera si elle a besoin de plus d’informations, puis rédigera un procès-verbal.

Une fois qu’un procès-verbal est rédigé, une procédure judiciaire débute, qui peut être longue et difficile. Tu peux recevoir du soutien pendant celle-ci.
Les services d’accueil des victimes dépendent des Maisons de justice. Ils peuvent t'informer sur tes droits et le déroulement d’une procédure judiciaire, servir d’intermédiaire entre le/la magistrat·e responsable de l’enquête et toi et apporter un soutien et un accompagnement dans les démarches. Ces services peuvent t’accompagner du dépôt de plainte jusqu’à la fin de la procédure judiciaire.
Ce service permet aux victimes d’obtenir gratuitement des renseignements pratiques, des informations juridiques ou un premier avis juridique de la part d’avocat·es. Des permanences sont organisées dans les Bureaux d’Aide Juridiques de chaque barreau.
Trouve les coordonnées du bureau d’aide juridique le plus proche en cliquant sur le barreau de ta région.
L’aide juridique de deuxième ligne (gratuite ou à moindre frais) est accessible aux personnes à faibles revenus.

DÉPOSER PLAINTE POUR UN TRAITEMENT DISCRIMINATOIRE DE LA PART D’UN·E AGENT·E DE POLICE
Si, durant ton dépôt de plainte, tu estimes avoir été victime de discrimination de la part de la police, tu peux porter plainte :
L’inspection générale de la police est un organe de contrôle indépendant qui cherche à améliorer le fonctionnement des services de police. Elle reçoit les plaintes concernant les agent·es ou les services de la police fédérale ou de la police locale. Selon la nature de la plainte, elle l’examine elle-même ou la transmet à la direction du/de l’agent·e ou du service de police concerné.
Le Comité P examine toutes les plaintes qui montrent un problème dans l’organisation ou la structure policière, un problème individuel, une négligence ou une erreur grave. Le comité P transmet les plaintes qui concernent les fautes ou problèmes individuels aux services de contrôle interne de la police concernée et vérifie qu’elles sont traitées correctement. Le comité P ne punit pas la police. Il rédige des rapports au Parlement pour informer sur son fonctionnement.
Tu recevras d’office une réponse écrite à ta plainte. Tu peux demander au Comité P de ne pas communiquer tes coordonnées, mais cela peut rendre l’enquête limitée voire impossible.
Les espaces communautaires sont une ressource importante pour faire face aux violences : ils permettent de rompre l’isolement, de partager des expériences communes, d’accéder à des informations fiables et de bénéficier d’un réseau de personnes solidaires.

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On peut parfois se retrouver isolé·e après avoir subi de la violence. Le choc émotionnel peut provoquer un repli sur soi, par peur d’être jugé·e, pas cru·e, blâmé·e... La honte de soi ou d’avoir vécu de la violence, la peur d’en subir davantage, peuvent t’empêcher d’en parler et de chercher du soutien.
C’est normal de ressentir de la colère, de la peur, de la tristesse ou un sentiment d’injustice. Ces émotions sont des signaux : apprendre à les identifier, à les nommer est une première étape pour prendre soin de soi. Parler des violences qu’on a vécues permet de guérir, de retrouver espoir et de s’armer davantage dans le cas où cela se reproduirait. Mais si tu ne souhaites pas en parler, personne ne peut te forcer. Tu n’es pas obligé·e de tout dire, ni à tout le monde, ni tout de suite, ni tout court.


On hésite parfois à parler à nos proches car on pense qu’on va les déranger ou les faire souffrir. Mais parler de nos expériences peut avoir des conséquences positives, comme :
Par contre, sois conscient·e que certaines personnes seront incapables de t'écouter, que ce soit par peur, par ignorance ou par rejet. Quelles que soient leurs raisons, elles ne remettent pas en question ton droit de t'exprimer. N'affronte pas ce genre de situations seul·e : d’autres personnes, d’autres espaces (associatifs, groupes de soutien, professionnel·les LGBTQIA+friendly) peuvent être plus soutenant·es.
Le harcèlement a également des conséquences pour les témoins : assister régulièrement à de la violence peut provoquer du stress, de l’anxiété ou un sentiment d’impuissance. Certain·es témoins ressentent de la culpabilité de ne pas avoir réagi. Parfois, le climat de peur peut toucher toute la classe et détériorer le sentiment de sécurité à l’école.
Tu fais partie de l'équipe éducative ? Trouve des informations adaptées ici.
Les témoins de violences LGBTQIA+phobes jouent un rôle important dans la lutte contre les discriminations, mais iels n'interviennent souvent pas directement. Quelques raisons :
Manifeste ton soutien à la victime en montrant que le comportement de l’auteur·rice de violence n’est pas toléré. Réagir dès le début peut stopper la violence. De plus, réagir en tant que témoin renforce les victimes : elles se sentent moins isolées et plus légitimes dans leurs démarches futures. Ne pas réagir, c’est encourager sans le vouloir l’auteur·rice et tolérer ses actes.
Si tu t’en sens capable, tu peux agir directement : ne pas banaliser les discours de haine et le harcèlement est très important. En signalant publiquement à la personne que tu désapprouves son comportement, tu montres à l’auteur·rice de violence que ce n’est pas acceptable.
S’il y a un risque de danger immédiat, la priorité est d’assurer la sécurité de la victime (et la tienne), si nécessaire en se mettant à l’écart de l’auteur·rice.
Numéros d’appel d’urgence :
Tu peux intervenir de différentes façons :
En réagissant de cette façon, tu vas peut-être te rendre compte que tu n’es pas seul·e à avoir trouvé la situation injuste ou problématique.

Il y a d’autres façons de réagir après les faits :
Plus d’informations en cas de cyberharcèlement
Il est important de ne pas laisser la situation s’envenimer. Tu as toi aussi une responsabilité dans le maintien d’un cadre scolaire digne et où toustes se sentent en sécurité.
Le numéro gratuit et anonyme Ecoute Ecole informe et écoute aussi les témoins de violence, au 0800 95 580 du lundi au vendredi de 9h à 16h.
S’il n’y a pas de violence physique, la méthode des 5D t’aide à réagir :
Encourage la victime à signaler la violence : cela permettra d'éventuellement poursuivre l'auteur·rice de violence en justice ou de commencer une médiation, mais aussi de visibiliser les violences LGBTQIA+phobes, afin de renforcer les politiques antidiscriminations.
En tant que témoin, tu peux aussi signaler les faits à l’équipe éducative, porter plainte à la police ou introduire un signalement en ton nom. Tu peux aussi faire appel à des Services d’Aide aux Victimes si tu as besoin d'être accompagné·e.
Les violences et discriminations LGBTQIA+phobes peuvent avoir des conséquences graves sur le bien-être des élèves. Par peur du rejet, des moqueries ou des représailles, certain·es jeunes préfèrent s’isoler ou ne plus participer à la vie scolaire. Ce repli sur soi affecte leur santé mentale, leurs relations sociales ainsi que leur parcours scolaire.
Chaque action, même petite, peut faire une grande différence dans la vie d'une victime :
Lorsqu’un·e enfant est victime de harcèlement scolaire, la réaction des parents a un impact majeur sur son sentiment de sécurité et sur la prise en charge de la situation.
Accueille sa parole avec écoute et bienveillance, sans minimiser ce qu’iel vit. Même si la situation peut provoquer de la colère ou de l’inquiétude, reste calme : cela rassurera l’enfant et te permettra d’agir de manière adaptée.
Si tu perçois des changements de comportement chez ton enfant mais qu’iel ne souhaite pas se confier, respecte son rythme et montre-lui que tu seras disponible quand iel sera prêt·e à parler.

Si tu te sens démuni·e face à la situation et cherche à mieux comprendre ce que ton enfant traverse, renseigne-toi sur les identités LGBTQIA+ et les violences courantes dans les écoles. Cela te permettra de mieux l’accompagner.

Réfléchis avec ton enfant à des solutions sans les lui imposer, oriente le/la vers des démarches à entreprendre et détermine avec ellui quelle est ta place dans son accompagnement.
Une première piste d’action est de faire appel au centre PMS de l’école. Celui-ci peut :
Chaque école doit détailler sa procédure interne de signalement du harcèlement dans son règlement d’ordre intérieur. L'école doit :
Plus de démarches face à la violence sont détaillées dans Que faire ?

La plupart des membres du personnel éducatif (79,7%) n’interviennent que rarement voire jamais quand des actes LGBTQIA+phobes sont commis en leur présence, selon l’enquête de Çavaria de 2022.
Il peut y avoir plusieurs raisons pour cela :
Mais les membres de l’équipe éducative ont un rôle important à jouer dans la prévention des violences.


L’école a l’obligation de créer un cadre qui garantit le respect et l’épanouissement de toustes les jeunes impliqué·es dans la vie de l’établissement. Pour garantir ce cadre, plusieurs actions peuvent être menées :

Il n’est pas nécessaire d’attendre de rencontrer des publics LGBTQIA+ pour s’informer sur les enjeux spécifiques liés à ces communautés. Les travailleur·euses du secteur psycho-médico-social peuvent être proactif·ves dans leur (in)formation sur les questions de genre de façon générale afin d’offrir un accompagnement compétent et adapté.



Quand on accompagne des personnes LGBTQIA+ qui subissent des violences en raison de qui elles sont, il est d’autant plus important de respecter les identités et les expériences de ces personnes.

L’environnement dans lequel tu reçois une personne LGBTQIA+ est très important.
Avant un rendez-vous, tu peux :
Pendant le rendez-vous :

En tant que professionnel·le de première ligne, tu es parfois le premier maillon de la chaîne dans le parcours d’aide de la victime. La manière d’entrer en contact, d’écouter et d’accompagner est cruciale. La posture professionnelle ne consiste pas uniquement à recueillir des informations, mais à reconnaître l’expérience de la personne et à instaurer une relation de confiance.
Pour que la personne se sente respectée et prise au sérieux, il est important de :
Ces éléments permettent d’éviter le phénomène de victimisation secondaire : c'est quand une personne qui a déjà subi de la violence endure une souffrance supplémentaire, causée par la manière dont elle est accueillie ou considérée par son entourage, des professionnel·les ou des instances juridiques.

Les violences LGBTQIA+phobes ne prennent pas toujours la forme d’insultes ou d’agressions explicites. Dans le milieu scolaire, elles peuvent aussi apparaître sous forme de microagressions répétées. Même lorsqu’elles semblent mineures, ces violences peuvent avoir un impact grave sur la santé mentale et le sentiment de sécurité des personnes concernées.
Il est important de faire la distinction entre conflit et harcèlement : ces deux situations ne peuvent pas être traitées de la même manière, due à la position de pouvoir de l’auteur·rice sur la victime.

Si la victime souhaite agir face à la situation de violence qu’elle traverse, elle aura besoin de preuves. Dans les situations de harcèlement, prendre note des faits chronologiquement permet d'avoir une vue ensemble sur la situation.
Tu peux vérifier avec elle qu'elle a rassemblé les éléments suivants :

Avec la victime, tu peux :
Les violences et discriminations LGBTQIA+phobes peuvent avoir des conséquences graves sur le bien-être des élèves. Par peur du rejet, des moqueries ou des représailles, certain·es jeunes préfèrent s’isoler ou ne plus participer à la vie scolaire. Ce repli sur soi affecte leur santé mentale, leurs relations sociales ainsi que leur parcours scolaire.
Tu peux prévenir cela en :
Recueillir régulièrement le récit de victimes de violences peut affecter la santé mentale de celleux qui les accompagnent. Le stress traumatique secondaire, le stress vicariant ou la fatigue compassionnelle, qui peuvent survenir quand on exposé·e à la souffrance des autres, peuvent aboutir à une forme de désensibilisation, de déconnexion émotionnelle, voire d'épuisement.
Quand un·e professionnel·le ne se sent pas soutenu·e par son institution face aux violences constatées dans le cadre de sa pratique professionnelle, cela tend à renforcer le sentiment d’épuisement et d’isolement. On pourrait alors observer une fatigue persistante, des troubles du sommeil, de l’anxiété, une perte de motivation, des mécanismes d’évitement...
Un accompagnement professionnel adapté inclut donc la prise en charge de la personne accueillie, mais aussi la reconnaissance des besoins de celleux qui les accompagnent.
Si tu te sens concerné·e par ces phénomènes, tu peux trouver du soutien à travers la supervision clinique, des espaces de débriefing en équipe, auprès de ta/ton médecin ou du/de la conseillère en prévention sur ton lieu de travail. Parler de ces expériences avec des pairs ou des spécialistes peut contribuer à prévenir l’épuisement professionnel et à maintenir une posture saine et durable dans l’accompagnement.


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